TERRAE – CHAPÎTRE II
Dans « TERRAE » les éléments se déploient comme des strates incertaines : eau, roche, végétation, peau. Rien n’y est fixé, Tout glisse, se dépose, se soulève à peine. Le grain, les voiles, les zones brûlées deviennent partie prenante du paysage : une matière qui sédimente la lumière autant que le réel.
L’apparition est souvent première. Une forme claire affleure sous l’eau, un végétal se déploie dans l’ombre, une écume s’étire comme une cicatrice. Le regard avance par fragments, comme s’il avançait dans un monde où les repères vacillent. Les roches, le sable, les plantes ne sont plus des motifs : ce sont des traces, des passages, des couches superposées qui portent les rémanences de ce qui a eu lieu.
Un corps surgit, puis disparaît, il est traversé, ancré, infiltré par ce qui l’entoure. Il fait partie de la sédimentation générale. La figure humaine devient presque une ombre, un souffle, une présence fragile au bord de l’effacement.














