« Le visible est ce qui apparaît en premier, mais il appelle toujours un invisible ».
Claude Merleau Ponty.
Claude Merleau-Ponty explore les relations entre la perception, le corps et le monde en mettant en avant l’idée que ce que nous percevons (le visible) est toujours lié à quelque chose de plus profond ou d’ineffable (l’invisible). Il suggère que “voir” permet l’ouverture à ce qui est « invisible », c’est à dire à ce qui échappe à la perception directe. La perception n’est pas seulement un enregistrement passif du réel, c’est une expérience vivante, charnelle, engagée.le corps est central, parce que c’est par lui que nous habitons l’espace et que nous entrons en relation avec le visible et l’invisible. Cette dualité visible/invisible permet de repenser le réel : il ne se réduit pas à ce qui est objectivement mesurable mais contient aussi tout un monde de significations implicites, d’émotions, de présences non dites.
Merleau-Ponty développe ainsi une pensée et une approche phénoménologique de la perception, nous voyons le monde à travers nos propres expériences, Nous ne voyons pas le monde depuis « nulle part », mais depuis un point de vue corporel, ancré dans l’espace.
L’invisible devient la dimension symbolique, affective, ou existentielle qui se manifeste dans le visible.




















